Le contenu de ce blog est le reflet de mon cheminement dans la pratique de la pédagogie Montessori et n'engage que moi.
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dimanche 5 juin 2016

La vie pratique II organisation et types d'activités

Maintenant que nous avons vu les objectifs de la vie pratique, voyons en quoi elles consistent et comment elles s'organisent.

1. Qu'est-ce qui constitue une activité de vie pratique?

Il n'y a pas de liste fermée pour ces activités, même si, d'une classe à l'autre, on retrouve une série d'activités incontournables. Comme ces activités prennent pour base les gestes que nous accomplissons dans notre quotidien pour prendre soin de nous, de notre environnement et nous nourrir, elles sont forcément liées à notre culture. Ainsi, en contexte chinois ou japonais, par exemple, une activité de maniement des baguettes sera proposée de manière naturelle alors qu'elle n'a pas vraiment de sens dans notre culture.



Certaines écoles de formation montessoriennes insistent sur le fait que les gestes proposés doivent être des gestes vrais. Ce critère me semble intéressant pour savoir si une activité que l'on veut mettre en place rentre dans le cadre des activités de vie pratique, à condition de bien le comprendre.

Ainsi j'ai entendu une personne dire que le transvasement à l'éponge n'était pas une activité de vie pratique parce que personne ne transvase un liquide d'un récipient à l'autre à l'éponge. Mais d'une part le geste travaillé (essorer l'éponge au dessus d'un récipient) correspond bien à un geste réel et utilisé fréquemment, d'autre part, nous pouvons être amené à ramasser une certaine quantité d'eau répandue sur le sol ou ailleurs à l'aide d'une éponge. Dans ce cas, la situation correspond exactement à ce que l'enfant a travaillé lors du transvasement à l'éponge: faire passer une quantité d'eau d'un lieu à un autre en la transportant dans l'éponge...

lundi 30 mai 2016

Qu'est-ce que la Vie pratique? I Les objectifs

Comme annoncé dans mon précédent billet, voici un article de réflexion sur le matériel. Son objectif est de bien cerner les objectifs et le fonctionnement de ce pan incontournable de la classe 3-6 qu'est la vie pratique.

La vie pratique, c'est un ensemble d'activités qui permettent à l'enfant de travailler les gestes de la vie courante. Ceux qu'il va devoir maîtriser pour lui-même, ceux qu'il voit faire par les adultes.

Quand on démarre la pédagogie Montessori, on commence par là et on a bien raison! D'autant que c'est là que le matériel est le plus simple à acquérir. Alors commençons tout de suite par les objectifs. L'organisation et les différents types d'activités feront l'objet d'un 2ème billet.

Les objectifs de la vie pratique

1. La mise au travail



 Pour Maria Montessori, l'enfant est un "embryon spirituel". Cela signifie qu'à l'instar de l'embryon dans le ventre de sa mère, le petit enfant se développe de manière spontanée, suivant une sorte de "guide intérieur" qui le fait passer immanquablement par une série d'étapes, pour peu qu'il soit dans un environnement favorable.
La difficulté, justement, c'est que bien souvent, nous, les adultes, nous n'offrons pas à l'enfant l'environnement favorable dans lequel ce guide intérieur peut jouer son rôle et conduire à un développement harmonieux de l'enfant. S'ensuit alors ce que Maria Montessori nomme des "déviations". Ce terme ne comporte aucun jugement moral: il indique juste que l'enfant n'est plus sur sa voie de développement optimal et qu'il a mis en place un nombre plus ou moins grands de comportements qui visent à protéger son intégrité psychique mais ne lui permettent plus de se développer aussi bien qu'il le pourrait. Ce peut-être une timidité excessive, un repli sur soi, un refus de faire par soi-même ou au contraire une agitation excessive...

Bref, si vous donnez à un enfant dans cet état du matériel sensoriel, il le reprendra une ou deux fois, mais il est probable qu'il s'en lassera très vite. Car le matériel sensoriel propose à l'enfant des découvertes nombreuses mais très nuancées. Il faut que l'enfant ait déjà pris l'habitude du travail, soit capable se concentrer et d'écouter ce guide intérieur. Alors il pourra vraiment ressentir l'appel puissant du matériel sensoriel parce qu'il sera "normalisé". Ce vocable montessorien, - pas très heureux, convenons-en- signifie qu'un enfant a suffisamment repris le cours "normal" de son développement, qu'il n'est plus entravé par ses déviations, qu'il peut suivre son guide intérieur et accéder au développement qui devrait caractériser tous les enfants si nous pouvions leur offrir à tous l'environnement adéquat.

Pour arriver à la "normalisation", pas de mystère, il faut que l'enfant se mette en activité, il faut qu'il arrive à rencontrer au moins une première activité qui fixe longuement son attention. Ensuite, une fois cette expérience de travail concentré et dans la joie, il voudra retrouver cette sensation et il lui sera de plus en plus facile d'enchaîner les moments de travail dans la concentration et surtout d'opérer un véritable choix éclairé, guidé par son besoin de développement actuel. C'est cela que Maria Montessori appelle la liberté.

Et c'est le matériel de vie pratique qui est le plus à même d'opérer cette "conversion" (le mot est de Maria Montessori) dans l'esprit de l'enfant et de l'amener dans la voie de la normalisation. En effet ce matériel attire particulièrement les enfants de cet âge qui ne désirent rien tant que de faire "comme les grands". Ces petits pots, ces pinces, ces pipettes, ces boîtes, ces coupelles, ces graines, ces pompons, ces petits objets colorés, ces pinces à linge, ces cadenas, ces boulons, ces petits seaux, bassines, pelles, balayettes, balais, serpillières... ont un pouvoir de séduction formidable et il nous faut nous appuyer sur leur pouvoir pour ramener l'enfant sur son chemin personnel de développement et qu'il puisse éprouver la capacité d'être libre.

Alors pas d'hésitation: si vous commencez à mettre en place des activités Montessori, débutez par la vie pratique, et cela même si les enfants ont déjà 4 ou 5 ans. Et prenez le temps de ne leur proposer que ces activités pendant un temps assez long, surtout s'ils sont petits. Pour les plus grands, il faudra rapidement mettre quelques activités sensorielles en route car les enfants ont besoin aussi d'être nourris, mais laissez-leur au moins une semaine (voire plus si les enfants semblent équilibrés ainsi) avant d'aborder le sensoriel. 3 semaines à 1 mois avant d'introduire au compte-goutte les toutes premières activités sensorielles pour les plus petits.
Et si vous travaillez avec des 6-12, n'oubliez pas de "donner suffisamment à la main" des enfants. autrement dit de proposer des activités pratiques aussi. Avec des enfants non-montessoriens, avoir quelques activités de vie pratique à proposer en début d'année peut s'avérer un très bon moyen de canaliser l'énergie des enfants. Ensuite, les propositions d'artisanat ne manquent pas pour permettre aux enfants de cet âge d'équilibrer leur travail: découpage de précision, tissage, broderie, crochet, tricot, vannerie, poterie, feutrage... sans compter le jardinage ou des projets de bricolage.

La recherche récente en neuro-science a mis en évidence 4 facteurs qui permettent un bon apprentissage:
- l'attention
- l'engagement
- le feed-back
- l'entraînement

Le matériel de vie pratique contient ces 4 facteurs: il est conçu pour favoriser l'attention de l'enfant (nous verrons comment), il implique un engagement actif puisque l'enfant l'a choisi, il est conçu pour contenir un contrôle de l'erreur et envoie donc ce fameux "feed-back" au cerveau de l'enfant qui lui permet d'apprendre, et enfin, le matériel comme la structure de la classe permet la répétition de l'exercice, donc l'automatisation des compétences.
Evidemment, tous le reste du matériel répond à ces 4 critères, mais notons bien que c'est dès le début, sur des activités apparemment aussi insignifiantes que verser des pois-chiche que nous mettons le cerveau de l'enfant dans les meilleures conditions de l'apprentissage.

2. L'autonomie


Evidemment, puisque les activités de vie pratique travaillent les gestes de la vie quotidienne, elles vont permettre à l'enfant de développer son autonomie. Dès lors qu'il s'est suffisamment exercé, l'enfant va pouvoir se servir à boire seul, s'habiller, se chauffer, couper sa nourriture...
Plus l'enfant a d'autonomie par rapport au soin de sa personne, moins il a la frustration d'être dépendant d'un adulte, plus il gagne en confiance et en estime de soi. Cela lui permet d'avancer plus facilement sur sa voie de développement.



Mais n'oublions pas que même si un enfant se débrouille pour boutonner son gilet, cela ne l'empêchera pas de continuer à s'exercer sur le matériel de la classe. Car l'enfant aime "faire pour faire" sans avoir forcément un autre but que le processus même de l'action. Et en s'entraînant encore et encore, il gagne en maîtrise de son geste et son autonomie devient de plus en plus solide de même que sa confiance.

3.La préparation à l'écriture et à la lecture

C'est un autre point fondamental de ce pan d'activités: par le biais de la vie pratique, nous préparons le cerveau de l'enfant au sens de la lecture et de l'écriture et nous préparons sa main à écrire.

Les exercices proposés sollicitent les muscles de la main et du poignet impliqués dans l'acte d'écrire et mettent en œuvre la "pince à trois doigts" permettant une bonne tenue du crayon.
Essorer une éponge muscle la main entière, les exercices à la pince et à la pipette travaillent la pince, les versés, la souplesse du poignet...



Mais plus encore, nous veillons à présenter le matériel dans le sens de la lecture (de gauche à droite et/ou de haut en bas) mais aussi dans le sens de l'écriture des boucles cursives (sens anti-horaire, celui que l'on utilise pour faire le o, le a, le e, le l....).

Soyons précis: il ne s'agira pas de reprendre un enfant qui partirait à l'inverse du sens de l'écriture dans son travail personnel, mais par la répétition du fait que, nous, nous présentons tous les exercices toujours en respectant ce sens de l'écriture, l'enfant va finir par s'en imprégner grâce à son esprit absorbant.
Si nous constatons qu'un enfant persiste à faire systématiquement les choses dans le sens inverse, alors c'est qu'il faudra être très vigilant au moment de l'écriture. Mais pour l'instant, cela n'aurait aucun sens d'interrompre un enfant parce qu'il brosse la table en faisant des boucles dans le "mauvais sens"! On n'interrompt le travail d'un enfant que s'il y a danger ou détournement  trop important. D'ailleurs, ne nous affolons pas, l'enfant brossera peut-être du "bon côté" un autre jour et son sens de brossage n'aura pas forcément d'incidence sur sa manière de former les lettres par la suite.

Pour terminer sur le rôle de la vie pratique dans la préparation à l'écriture, il faut noter que la pédagogie Montessori ne prévoit pas d'exercice de graphisme. La préparation de la main est entièrement réalisée par la vie pratique et la vie sensorielle. Les formes à dessin et les lettres rugueuses permettront à l'enfant de passer à l'écriture (un article sur l'écriture est en préparation)

jeudi 5 mai 2016

Conférences-Ateliers 3-6 ans

Je n'oublie pas les promesses faites dans mon dernier billet. Je vous prépare pour très bientôt un article de fond sur la vie pratique, mais, comme je l'annonçais sur le blog 6-12, je manque un peu de temps en ce moment.

Néanmoins, pour mes lectrices (lecteurs??) angevins ou de la proche région, je profite de ce blog pour annoncer que je ferai une série de 3 conférences-ateliers sur la pédagogie Montessori en 3-6 ans. Le matin sera consacré à la présentation du matériel et à sa progression, l'après-midi à la manipulation du matériel et aux questions. Je serai également accompagnée d'Aude, qui avait la classe 3-6 ans à l'école, l'après-midi. Les places sont limitées et les ateliers en priorité réservés aux personnes qui connaissent déjà les bases de la philosophie Montessori et veulent en savoir plus sur le matériel et sa progression. Aux dernières nouvelles, il restait encore quelques places. Le premier atelier a lieu le samedi 21 mai.
Si cela vous intéresse, vous pouvez lire le détail de ces journées et vous inscrire sur le site de la Ruche Pédagogique.

A bientôt sur le blog et peut-être "en vrai" si vous venez aux conférences.

mercredi 30 mars 2016

Blog complètement migré! Et une renaissance à la clef :-)

Voilà, au bout de 5 ans, le travail de migration de mon blog depuis l'ancienne plateforme inaccessible d'Apple à celle-là est enfin achevé! Ce sont maintenant 600 billets écrits entre 2008 et 2011 qui sont de nouveau disponibles.

En prenant le temps de terminer, ces derniers temps, je me suis dit que ce travail n'était pas vain. En fouillant dans ce journal, vous trouverez beaucoup de choses: des explications sur le matériel et sa fabrication, bien sûr, mais également beaucoup d'articles de réflexion sur la mise en place de la pédagogie, sur l'ambiance, la mise au travail des enfants. Ce journal retrace mon cheminement pendant ces années, mes essais, mes questionnements, mes erreurs.

Les choix que j'ai pu faire dans ces 3 années d'ief et d'ateliers ont parfois évolué avec l'expérience de 4 ans à l'Ecole Montessori d'Angers. Mais il m'a paru intéressant de les laisser tels quels, avec parfois une ou deux phrases de commentaires en "édit" et balisés comme tels dans les billets.

Certains d'entre vous retrouveront des billets qu'ils cherchaient, notamment sur la notion du temps et la lecture de l'heure. J'ai également créé une rubrique 6-12 ans dans les tags car, sur la fin de ce journal, un certain nombre de billets concernent Clémence qui abordait le travail de 6-12. Il peut être intéressant de croiser les billets de présentation de l'époque avec ceux que j'ai pu rédiger ensuite sur le blog Montessori 6-12 ans.

Mais je souhaite également que ce blog ne reste pas qu'un témoignage du passé juste accessible pour la somme d'informations qu'il représente. En 4 ans, j'ai eu le temps de progresser dans ma réflexion aussi en 3-6 ans, bien que j'aie été l'éducatrice des 6-12 ans. Mon rôle de directrice pédagogique et les contacts quotidiens que j'avais à la fois avec Aude et avec les enfants ont été très riches sur ce plan aussi et j'ai envie de partager avec vous sur cela aussi.

Du coup, il m'a semblé logique de le faire sur ce blog-là plutôt que sur le blog 6-12. J'ai déjà dans l'idée plusieurs thèmes de billets et je souhaite qu'ils puissent aussi servir aux collègues enseignants du "traditionnel" qui souhaitent s'engager dans la voie de la pédagogie Montessori.

Ces dernières années, je n'étais pas disponible pour suivre ce blog et de nombreux commentaires sont restés en souffrance. C'est dommage car il y avait des questions intéressantes.
Je suis désormais à la fois plus disponible et mieux organisée pour suivre les commentaires. Alors n'hésitez pas à poser vos questions ou à me faire part de vos remarques. Je prendrai le temps d'y répondre, voire d'en faire un nouveau billet.
Le transfert du blog s'est fait à la main avec des captures d'écran et du copier-coller "à la chaîne". Malgré toute mon attention, j'ai pu commettre des erreurs. N'hésitez pas à me signaler tout texte qui vous paraîtrait incohérent avec les images ou le titre, ainsi je pourrai effectuer les corrections qui s'imposent.

En attendant un prochain billet, n'hésitez pas à naviguer dans ce recueil d'expérience. Servez-vous des tags pour vos recherches. Et n'hésitez pas à me laisser vos commentaires!

mercredi 11 juin 2014

Ça bouge un peu sur ce blog!

Non, vous ne rêvez pas, je viens de re-publier une petite fournée de billets sur les presque 200 qui restent encore! Une envie subite de m'y remettre enfin après tant de temps...
Pourtant, ce ne sont pas les occupations qui manquent à l'école en ce moment! Mais à raison de quelques billets par-ci par-là, je vais peut-être y arriver.
Peut-être enfin la fin des re-publications d'ici la fin des grandes vacances? Rêvons...

mardi 7 juin 2011

Les barres rouges et bleues, encore et toujours


Voilà maintenant plusieurs mois que les barres rouges et bleues ont été présentées à un certain nombre d’enfants. Cela peut paraître surprenant, mais c’est un des matériels les plus longs à assimiler pour les enfants. La notion de mise en ordre a été donnée par les barres unies (bleues ou rouges) mais l’association des quantités à leur nom, leur reconnaissance, l’apprentissage des symboles (chiffres rugueux) puis l’association des 2 prend du temps.
Eloïse, qui fréquente aussi l’école, avait travaillé précocement sur le code. Comme elle excelle à mémoriser les symboles, une fois qu’elle a été prête sensoriellement à la présentation des barres rouges et bleues, la mise en correspondance entre quantités et symboles s’est faite rapidement. Je suis donc passée rapidement aux fuseaux. Mais je l’ai surtout fait parce qu’Eloïse rechignait aux barres étant donné qu’à l’école elle pratique intensivement les exercices de dénombrement. L’exercice lui a paru -à tort- trop simple du point de vue arithmétique et trop contraignant du point de vue manipulatoire. Il est donc probable qu’elle n’en aura pas tiré autant de fruit que Liv, Pauline et X. qui sont encore dessus et qui auront certainement construit une vision plus concrète des quantités.
Avec X. nous avançons lentement avec les symboles: chez elle la mémorisation du nom des objets ou des symboles prend beaucoup de temps. C’est une caractéristique de son handicap. Avec beaucoup de patience et de répétition, elle arrive maintenant à associer les symboles jusqu’à 8 avec parfois encore quelques confusion entre 6, 7 et 8.
Liv et Pauline, elles, confondent parfois 8 et 9 mais  pratiquent régulièrement l’association des barres avec les symboles.


La petite confusion de Liv et Pauline étant assez anecdotique, je les fais travailler de manière périphérique en reprenant régulièrement les chiffres rugueux et en proposant de la calligraphie à la peinture. L’important est de maintenir leur intérêt à manipuler les barres rouges et bleues. Il était donc temps de proposer l’idée d’addition.
Le principe est simple: On prend une barre (10, pour commencer) et on cherche toutes les combinaisons de 2 barres qui font 10. Dans le cas de Pauline et Liv, pour renforcer leur mémorisation des symboles, je leur demande de mettre côte à côte sur le tapis les symboles des 2 barres qui font 10.



Pour 5 plus 5, on retourne la barre. Pauline va aussi chercher la barre bleue de même taille pour combler l’espace (Une manipulation que nous ne devons pas montrer mais que l’enfant peut faire. Ce n’est pas un détournement.)

vendredi 3 juin 2011

Calligraphie à tous les étages


En ce moment, il y a une frénésie de calligraphie dans la classe: Pauline, Liv, Eloise et X. s’entraînent souvent que ce soit dans le sable, à la peinture ou sur ardoise et même dans un petit cahier de calligraphie pour Pauline et bientôt pour Liv.